Je ne sais pas, je ne sais plus ; je n'ai jamais su.

Je ne sais pas, je ne sais plus ; je n'ai jamais su.
Cette accumulation de petits événements ne font que confirmer l'angoisse qui me saisissait depuis quelque temps : je glisse lentement dans l'oubli, je suis devenue fantôme parmi les ombres de ses souvenirs.



Ne plus être est le pire des supplices.



Je suis souvent exigeante vis-à-vis des autres.
J'en demande trop ; et j'obtiens rarement ce que j'attends...
Ce qui ne fait qu'empirer ma souffrance.



C'est si facile de dire que tu n'y arrives pas.

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 13:27

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 15:05

Je l'attends. Désespérément. Depuis combien de temps ? Trois semaines, déjà ? Il m'a dit qu'il ne savait pas, qu'il n'était plus sûr. Il ne m'aime pas. Moi non plus, d'ailleurs ! Mais je suis attachée à lui, j'aime passer du temps en sa compagnie. J'aime la sensation de sa main sur ma joue, qui, lentement, remonte et caresse mes cheveux avec une tendresse infinie. Je pose mes mains sur ses épaules, un sourire se dessine sur mon visage. Alors, il s'approche, tout doucement, ses lèvres se posent dans mon cou, elles sont si douces ! Il me sert dans ses bras, je m'abandonne à son étreinte... Et puis plus rien. C'est fini. Il m'a lâchée. Je reviens tristement à la réalité, j'ai envie qu'il recommence, qu'il m'embrasse encore et encore... Jusqu'à étouffer de lui. Je veux découvrir cette sensation, avec lui. Je le veux, tout simplement.





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Ce doit être un début d'après-midi, il fait beau et chaud, l'été approche. Elle conduit la voiture, et je regarde défiler le paysage derrière la vitre. La vitesse mélange les couleurs : bleu, vert, jaune, on ne distingue plus qu'une teinte marron claire, parsemée de points oranges par-ci, par-là. L'heure tourne, nous roulons depuis une demi-heure déjà. " Est-ce qu'on est bientôt arrivées ? " Elle ne daigne pas me répondre. Alors, je tourne mon regard vers l'avant et j'aperçois une ville, au loin. Nous roulons, encore et encore. La ville se rapproche de plus en plus, jusqu'à être gigantesque face à moi. Elle entre à l'intérieur, prend des petites ruelles qui se ressemblent toutes, et, enfin, ralentit, puis s'arrête. Je sors de la voiture et regarde autour de moi. Je m'approche d'un bâtiment et aperçois une pancarte bleue et blanche. Je la lis à haute voix : " Collège Ampère ". " Maman... qu'est-ce qu'on fait là ? " Je connais déjà la réponse, mais préfère poser la question. Je me trompais sûrement ; elle ne m'aurait jamais fait ça. " C'est ici que tu iras tous les matins, désormais. " Je tombe. Je dégringole sans fin, je descends au plus profond, je repars en enfer. Je hurle, mes yeux s'embuent. Des larmes chaudes commencent à couler le long de mes joues. Je suis sourde, je suis aveugle. Je tombe toujours, mes pieds et mes poings frappent dans le vide, je m'écorche. Le sang ruisselle, mais je ne sens pas la douleur. Ma tête subit un choc violent ; mon crâne explose, j'ai terriblement mal. Toutes mes pensées s'échappent, j'ai le hoquet, le goût amer du sang surgit dans ma bouche. J'essaie de cracher sans y parvenir, je sens le sol froid et dur contre ma joue ; je tombe encore. Je suis ivre de douleur, et mes hurlements ne font qu'empirer les choses, mais je ne puis m'empêcher de crier. Mes ongles s'enfoncent dans ma peau, me font saigner, creusent une profonde entaille au creux de mes mains. Je mords mes lèvres, le sang afflue. Je cligne des yeux tellement fort qu'une douleur fulgurante transperce mon esprit. Je me tords pour chasser le mal qui est en moi, je suis possédée par la colère qui me transforme en monstre. Je suis exténuée, je sue, je souffle, mais je continue malgré mon épuisement, je m'obstine à hurler, à frapper, comme pour en finir avec tout ça. Les écorchures, les rougeurs et le sang recouvrent mon pauvre corps, qui était déjà suffisamment mutilé. Je n'en peux plus ; mes forces m'abandonnent. Mais je veux me battre encore, j'essaie avec rage de donner des coups, je n'y arrive plus. Je cesse de hurler. Je suis secouée de violents spasmes qui provoquent un cognement de mon front contre le sol. Je sens mon esprit s'échapper. Je sombre, tout doucement. Le silence et le noir m'entourent de nouveau. Je continue de tomber, puis, d'un coup, ma chute s'arrête. Je heurte violemment le fond. Le cauchemar recommence...

# Posté le vendredi 16 octobre 2009 17:44

Modifié le vendredi 16 octobre 2009 17:59

Fish Tank.

Fish Tank.
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Week-end du 10 octobre 2009.

# Posté le dimanche 11 octobre 2009 14:04

Bonheur envolé.

Bonheur envolé.
Se sent tellement seule.

# Posté le vendredi 25 septembre 2009 13:41

Modifié le vendredi 25 septembre 2009 14:00

L'image n'a rien à voir avec le texte. Ni le texte avec les paroles.

Je n'ai rien à dire au monde, puisque le monde n'a rien à me dire.
Je suis bien en ce moment. Mis à part le fait qu'elle me manque, et que ça fait trop longtemps que je n'ai pas revu son visage. Mais je me contiens, elle viendra bientôt, je le sais... Je suis attirée par un garçon de mon âge, c'est bien la première fois. Pour l'instant il n'y a rien de concret entre nous, mais je crois que ça ne saurait tarder. Je passe mon temps à faire des cartons, on s'en va dans dix jours. C'est fou ce que le temps passe vite... Et puis j'ai les Rita Mitsouko dans la tête. Et aussi Chairlift. Mais surtout Jacques Brel, ces gens-là me font pleurer. A bientôt.


« D'abord, d'abord y a l'aîné, lui qui est comme un melon, lui qui a un gros nez, lui qui sait plus son nom, Monsieur tellement qu'il boit, ou tellement qu'il a bu, qui fait rien de ses dix doigts, mais lui qui n'en peut plus, lui qui est complètement cuit, et qui se prend pour le roi, qui se saoule toutes les nuits, avec du mauvais vin, mais qu'on retrouve matin, dans l'église qui roupille, raide comme une saillie, blanc comme un cierge de Pâques, et puis qui balbutie, et qui a l'oeil qui divague, faut vous dire Monsieur, que chez ces gens-là, on ne pense pas Monsieur, on ne pense pas, on prie...
Et puis y a l'autre, des carottes dans les cheveux, qu'a jamais vu un peigne, qu'est méchant comme une teigne, même qu'il donnerait sa chemise, à des pauvres gens heureux, qui a marié la Denise, une fille de la ville, enfin d'une autre ville, et que c'est pas fini, qui fait ses petites affaires, avec son petit chapeau, avec son petit manteau, avec sa petite auto, qu'aimerait bien avoir l'air, mais qui n'a pas l'air du tout, faut pas jouer les riches, quand on n'a pas le sou, faut vous dire Monsieur, que chez ces gens-là, on ne vit pas Monsieur, on ne vit pas, on triche...
Et puis y a les autres, la mère qui ne dit rien, ou bien n'importe quoi, et du soir au matin, sous sa belle gueule d'apôtre, et dans son cadre en bois, y a la moustache du père, qui est mort d'une glissade, et qui recarde son troupeau, bouffer la soupe froide, et ça fait des grands chloup, et ça fait des grands chloup... Et puis il y a la toute vieille, qu'en finit pas de vibrer, et qu'on n'écoute même pas, vu que c'est elle qu'a l'oseille, et qu'on écoute même pas, ce que ses pauvres mains racontent, faut vous dire Monsieur, que chez ces gens-là, on ne cause pas Monsieur, on ne cause pas, on compte...
Et puis, et puis, et puis y a Frida, qui est belle comme un soleil, et qui m'aime pareil, que moi j'aime Frida, même qu'on se dit souvent, qu'on aura une maison, avec des tas de fenêtres, avec presque pas de murset qu'on vivra dedans, et qu'il fera bon y être, et que si c'est pas sûr, c'est quand même peut-être, parce que les autres veulent pas, parce que les autres veulent pas, les autres ils disent comme ça, qu'elle est trop belle pour moi, que je suis tout juste bon, à égorger les chats, j'ai jamais tué de chats, ou alors y a longtemps, ou bien j'ai oublié, ou ils sentaient pas bon, enfin ils ne veulent pas, enfin ils ne veulent pas, parfois quand on se voit, semblant que c'est pas exprès, avec ses yeux mouillants, elle dit qu'elle partira, elle dit qu'elle me suivra, alors pour un instant, pour un instant seulement, alors moi je la crois Monsieur, pour un instant, pour un instant seulement, parce que chez ces gens-là, monsieur on ne s'en va pas, on ne s'en va pas Monsieur, on ne s'en va pas, mais il est tard Monsieur, il faut que je rentre chez moi. »


Un Prophète.
L'image n'a rien à voir avec le texte. Ni le texte avec les paroles.

# Posté le lundi 21 septembre 2009 12:18

Modifié le vendredi 25 septembre 2009 13:37